Autres Rites Fang

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Le rite et culte Ngï ou Ngil

Le Ngï (Ngie ou Ngil), symbole du gorille, est un rite du feu, un rite du bien ou rite solaire. C'est une société secrète vertueuse, attachée à la sainteté, composée de grands initiés et des maîtres-Ngï. Le Ngï combat les sorciers qui relèguent le monde à un vaste champ aléatoire, où le mal triopherait gratuitement et arbitrairement sur le bien.

Les masques Ngil fang, au-delà de leurs fonctions religieuses, auraient eu une fonction judiciaire, consistant à désigner et à punir les responsables d'actions contre la société. Les maîtres-Ngï sont des prêtres Ngï de la Maât, qui est l'unité du vrai et du juste dans le cosmos, la cité et l'Amenti, le royaume des morts.

Le rite ISIS (ÉSIS)

Isis est un homme déguisé ou porteur d'un masque dans le but de faire simplement peur, d'effrayer. Les bisis (le pluriel d'Isis) sont des gens de l'ombre appelés encore les gens d'isis. Ces bisis rentraient en scène dans les rites du mal tels que le Sö (fête lunaire) pouvant être associé à un rite solaire, le Ndongmba qui, n'intervient qu'à la fin de la cérémonie. Ainsi, fait-on une association du mal et bien pour que le bien triomphe au final. Il est important de signaler qu'aujourd'hui, isis a donné le concept éssigan (isigan). C'est toujours la logique d'effrayer. Au delà, il devient une véritable terreur. L'éssigan est avant tout un humain qui, par certains pouvoirs peut se métamorphoser, se transformer en bête féroce, fantôme, ou simplement en bourreau pour ses congénaires.

Le rite MELAN

Ce rite est lié au culte des ancêtres (biere). C'est un rite sacré, accessible aux seuls initiés. On y danse pour obtenir des fétiches (mebyan) une faveur. Medzang me biang (les xylophones-remède) est la danse rituelle Melan. Elle soutient la prière des initiés. La musique relie les vivants et les morts. La danse Melan, qui constitue une lithurgie des mystères des ancêtres, se présente comme une action de grâce, un poème en l'honneur des ancêtres.

170804BitamLe culte du BIERE ou BYERI

Le Biere souvent employé au pluriel (les biere) est Dieu incarné dans les ossements humains, des crânes enfermés dans les minsek mi biere. L'apparat de ce culte des ancêtres est aussi marqué par les biyema (statuettes). Leurs sculptures sont parmi les plus prisées au monde. Chaque famille possède son biere qui représente et protège les ancêtres les plus illustres. Il se pose dans un coin sombre de la case sur une boîte reliquaire en écorce où sont entreposées les reliques : crânes, ossements, dents, etc.. Il est étroitement gardé par l'homme le plus âgé du clan. Le Biere capte les forces occultes de l'au-delà pour protéger à la fois les vivants et les morts. Il permet aux deux mondes de communiquer et de vivre harmonieusement côte à côte. Ce culte est souvent lié à celui de Melan en ce sens qu'on adore les biere (les ancêtres).