CULTUREGAB

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06 septembre 2007

Les 9 Provinces du Gabon (Le Woleu Ntem, G9)

wmLe Woleu-Ntem

Frontalier avec la Guinée Équatoriale et le Cameroun, le Woleu-Ntem est la deuxième province du Gabon. Ses 97 739 habitants sont d'origine Fang pour la plupart.

L'administration française créa la région du Woleu-Ntem en 1907, plus

de vingt ans après que le nord-Gabon ait été reconnu comme appartenant à la France. La limite entre le Cameroun et le Gabon resta pendant plusieurs années un sujet de discorde entre compagnies commerciales allemandes et françaises. En 1908, après enquête sur la situation réelle, la frontière du nord est redéfinie, identique à celle d'aujourd'hui, avec le Ntem pour repère. Malgré cela, les Français n'étant pas assez représentés, le Woleu-Ntem pouvait être considéré comme une "colonie" allemande du point de vue économique. La crise marocaine de 1911 se solda par un accord qui attribua la province aux Allemands. Après la défaite des troupes allemandes entre Oyem et Mitzic en 1914, le général Aymérich réoccupait la province et la restituait à l'Afrique Équatoriale Française en 1916, après l'achèvement de la conquête du Cameroun. Introduit par les Allemands, le cacao fut longtemps la première culture de rente de cette province. Chaque habitant du Woleu-Ntem, ou presque, possède encore de nos jours sa plantation de cacao. On en trouve partout, il suffit de pénétrer derrière les rideaux d'arbres à l'apparence inextricable. Aujourd'hui, le Woleu-Ntem se développe économiquement grâce à l'hevéaculture et à la création d'emplois que cette activité génère. De plus, le bitumage des routes favorise les communications et les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Gabon.

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F.A.N.G Le Métronome


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04 septembre 2007

Les 9 Provinces du Gabon (L'Ogooué Maritime, G8)

omL'Ogooué-Maritime

  • Port-Gentil
  • A partir de Port-Gentil
  • Ozouri
  • Olendé
  • Omboué
  • L' histoire de l'Ogooué-Maritime est intimement liée à celle des peuples du sud-ouest du Gabon. Les côtes du sud-ouest du Gabon sont connues des navigateurs occidentaux et notamment des Portugais  depuis la fin du XVe siècle. Pour eux, selon les cartes anciennes, ce territoire se partageait en deux royaumes : le Cama et le Loango. Le premier s'étendait au nord entre les caps Lopez et Sainte-Catherine et était peuplé  de Cama ou Nkomi qui pratiquaient la traite et entretenaient des rapports de commerce avec les négriers et les flibustiers notamment à l'embouchure du Rio Fernan Vaz. Le second au sud, faisait suite à celui de Cama depuis le cap   Sainte-Catherine jusqu'au Congo, fl englobait les provinces de Gobbi, Setté et Mayumba. Il s'organisait autour des lagunes Ngové (Iguéla), Setté-Cama (Ndogo), Mbanio et était habité par les Lumbou. Le commerce se faisait par relais ethnique entre le Cap Lopez et Mayumba. On exportait l'ivoire, le bois rouge du Gobbi et du Setté. C'est à partir du début du XVII que la traite négrière s'est développée sur l'Ogooué et le Rembo Nkomi. Jusqu'au milieu du XIXe, les peuples côtiers, entre le Cap Lopez et Mayumba sont mal connus. Le seul havre accessible aux navigateurs était Loango, situé dans la plus proche crique au sud de Mayumba.

    En 1873-76, une expédition allemande remonte le cours de la Nyanga jusqu'à Tchibanga et décrit pour la première fois les Lumbou et les Bayaka. A partir de 1886, les missions catholiques s'installent sur ce territoire : Loango (1884), Sainte-Anne du Fernan Vaz (1887) et Setté-Cama (1890). L'Ogooué-Maritime couvre une superficie de 22 890 km2. Port-GentilI est le chef-lieu de cette province en partie enclavée, dont certaines localités ne sont accessibles que par voie aérienne et maritime. Actuellement, ses ressources sont liées à la recherche et à l'exploitation pétrolière et forestière. Avec plusieurs activités, le tourisme tend à se développer : pêche sportive en mer, rivières et lagunes, safari vision, écotourisme. Les réserves de faune du Petit Loango, de la plaine Ouanga et les trois domaines Iguéla, Ngové-Ndogo et Setté-Cama d'une superficie de 700 000 ha, constituent les "aires protégées de Gamba". Le domaine forestier et la savane sont formés de milieux végétaux diversifiés à l'extrême. L'intérieur de l'Ogooué-Maritime, peu peuplé et difficile d'accès, possède une faune riche de nombreuses espèces : chimpanzés, hippopotames, céphalophes, antilopes, potamochères, pangolins, crocodiles, varans, lamantins, tortues-luths. Les lagunes sont pour les oiseaux (tisserins, ibis tantales, martins-pêcheurs, chevaliers, cigognes, pélicans, aigles...) des sites privilégiés qu'ils survolent sans cesse en quête de nourriture.

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    Axel Agambouet


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    03 septembre 2007

    Les 9 Provinces du Gabon (L'Ogooué Lolo, G7)

    olOgooué-Lolo

  • Koulamoutou
  • Lastourville
  • Pana
  • Iboundji
  • Traversée par l'Ogooué et son affluent la Lolo, la région est bordée au sud par le massif montagneux du Chaillu. Le bassin de l'Ogooué-Lolo est formé de granit, de schiste et de grès. La forêt couvre une grande partie de la province et attire les compagnies forestières pour ses très nombreuses essences de bois dont, bien sûr, l'okoumé.

    Longtemps repliée sur elle-même du fait de son isolement naturel (forêt dense et peu de moyens de communications), l'Ogooué-Lolo s'ouvrit peu

    à peu aux influences étrangères, non sans rébellions périodiques. C'est Savorgnan de Brazza qui atteignit le premier les chutes de Doumé, en faisant route sur Franceville en juin 1877. Il entreprit une troisième expédition, en 1883, avec l'ingénieur français Rigail de Lastours (voir "Lastoursville"). Cette présence française s'est maintenue cependant avec beaucoup de difficultés. Plusieurs révoltes entraînèrent l'abandon du poste par les autorités. Après la réinstallation de l'administration en 1909, qui crée la région des Adouma, il y eut encore d'autres révoltes. En 1936, l'Ogooué-Lolo obtint son autonomie départementale sous le nom de département des Adouma avec pour chef-lieu Lastoursville. Actuellement, la province compte 44 000  habitants, Koulamoutou en est le chef lieu, Lastoursville, la sous-préfecture.

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    Edwige Edima (Na mukolo)


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