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A l’affiche depuis le mardi 20 septembre au Centre Culturel Français de Libreville, la dernière réalisation cinématographique de Henri Joseph Koumba Bididi « Le Collier du Makoko », long métrage gabonais produit par Jeff Bongo Ondimba, dont le tournage s s’est déroulé entre la France et le Gabon, a été présenté en avant-première au public, le mardi 20 septembre à Libreville. Une suite de projections est programmée durant les jours qui suivent.

La présentation officielle du long métrage « Le Collier du Makoko », réalisé par le gabonais Henri Joseph Koumba Bididi a eu lieu hier soir au CCF de Librevile. Production cinématographique dans laquelle Patience Dabany effectue ses premiers pas au cinéma ainsi que le présentateur télé et animateur radio Régis Massimba. Produit par Jeff Bongo Ondimba, « Le Collier du Makoko », réuni également des anciens de la profession notamment Prince de Capistran, qui effectue ainsi son grand retour au cinéma, Jean Claude Mpaka désormais incontournable, l’infatigable Philippe Mory qui conserve sa verve et son dynamisme, Eriq Ebouaney (Lumumba) dont la réputation et la célébrité vont grandissant et l’actrice française Hélène de Fougerolles entre autres.

Rappelons que le week-end écoulé, avant la projection du mardi soir, une conférence de presse a été tenue par le réalisateur Henri Joseph Koumba Bididi, Jeff Bongo Ondimba producteur du film et les protagonistes, dans un grand hôtel de la place. Une présentation à laquelle étaient conviés le public et la presse, qui ont répondu unaniment à l’invitation. Pour Henri Joseph Koumba Bididi, le contexte dans le quel se joue « Le Collier du Makoko » (joué notamment dans les hauts plateaux Batéké), est une volonté ferme de l’artiste de s’approprier la culture gabonaise qui est vaste et étendue. Mais également de veiller à la « réappropriation de notre histoire passée » et de valoriser sinon revaloriser « notre environnement naturel », car elle est symbole d’identité.

« Le collier du Makoko », dont l’histoire met en scène un lion, le fameux collier du roi (roi traduit en langue Téké au Sud du Gabon par makoko) qu’envoie la reine retrouver, la reine elle-même, un jeune garçon et un scientifique, met en relief la protection de la nature et celle de l’environnement ; thèmes chers aux politiques et aux protecteurs de la nature en ce 21ème siècle ce, plus que jamais. Un scénario riche en rebondissements, en scènes d’action agrémenté d’une forte dose d’humour.

Plusieurs années après la sortie du long métrage « Les couilles de l’éléphant » (2001), Henri Joseph Koumba Bididi marque une fois de plus de sa touche exceptionnelle, des cinéphiles gabonais en mal de grandes et belles productions. Soulignons d’ailleurs que « Le Collier du Makoko », est aujourd’hui la plus chère production cinématographique gabonaise.

Si la sortie officielle du mardi soir a drainé une grande foule, le public est invité plus que jamais à découvrir l’œuvre dont la projection se poursuit au Centre Culturel Français Saint-Exupéry de Libreville.