Kevin Aboghe a récemment présenté au public, à la faveur d’une conférence de presse animée à Libreville, sa première production artistique. Après de longues années passées dans l’ombre de certains grands noms de la musique gabonaise, cet auteur-compositeur interprète gabonais a décidé de dévoiler au monde, ses angoisses, et ses rêves.

« Tebghe ! », qui signifie ’’lèves-toi’’ en Fang (ethnie du Gabon), c’est le nouvel album à inscrire dans la vérité gabonaise. Son auteur Kevin Aboghe dit avoir été inspiré par le quotidien, la condition humaine pour le réaliser. Mais surtout, sa rencontre il y a quelques années avec Pierre Claver Akendengue aura été le déclic. Car ce dernier, l’avait encouragé à faire de la musique. Ayant séjourné pour des études en France, l’artiste avait eu l’occasion de faire la découverte d’autres genres musicaux tels que le blues, le jazz manouche pour ne citer que ceux-là. L’album « Tebghe » se présente donc comme un mélange, qui ne pourra que plaire aux adeptes des sensations originales. Kevin Aboghe a mis sur le marché du disque un album de sept (7) titres. Tous, porteurs d’un message.

C’est ainsi que le titre ‘’SAMBA’’ chante une invitation fraternelle à découvrir l’Afrique. Une tentative de déconstruction de l’image d’une Afrique très souvent marquée par des conflits. Chez nous, on vibre aux sons de la différence, on partage le peu qu’on a. Le titre ‘’LES INDÉPENDANCES’’ quant à lui, rappelle la longue marche vers la Liberté, la lutte face à l’oppression et la spoliation...Le combat des Pères des indépendances africaines. Et ‘’BEAUTÉ’’’, parle de la course effrénée au développement qui se fait très souvent au détriment de notre environnement. L’homme contemporain, être d’instant, sans conscience du lendemain détruit et pollue tout...sol, sous-sol, et fonds marin...MAUX D’AFRIQUE, « Comment faire la paix en faisant la guerre ? Me demanda un jour Pierre Akendengue », Richesses pillées, enfants soldats, dette, conversion au bout des canons, tragédies devenues ordinaires. L’Afrique se meurt de ses maux.


Paul Alain Mavioga, son manager estime qu’il « est non seulement un défenseur de l’identité africaine et du panafricanisme mais aussi de l’environnement. Il est animé par une passion authentique de communiquer l’espoir, l’amour et la liberté ». Kevin Aboghe fait ses premiers pas musicaux au sein de la chorale Charles Petit et du groupe vocal « LA COCH » dont l’objectif était la sensibilisation et l’évangélisation par le chant. Le groupe obtint en 2004 et en 2005 Le premier prix au concours de chant de la fête des cultures. En 2006, il organise avec ledit groupe une comédie musicale « Une mélodie pour la paix dans la paix » au Centre Culturel Français (actuel Institut Français du Gabon). Kevin ABOGHE est également l’un des membres fondateurs des « Vocal Angels » et Ancien maitre de chœur de la chorale « Les anges ABC » du lycée Léon MBA. En 2006 LA COCH collabore avec la chanteuse Annie flore BACHIELLILIS dans le cadre de son album « Je t’invite ».